Les Rêveuses de Jour – Arbas

Bonjour à tous !
J’ai été agréablement surpris lorsqu’il y a deux mois, j’ai visionné un superbe clip musical. Et j’ai été agréablement surpris de découvrir ce groupe, Arbas, ainsi que leur clip, Les Rêveuses de Jour (réalisé par Louise Helleboid, étudiante de l’école 3IS, et accompagnée de nombreux autres élèves). Ce clip met à l’honneur l’imagination, tout comme le savoir-faire de ces étudiants.

 

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Mais pour faire le point sur les chansons Arbas, c’est avant tout une «rencontre entre cajón, ukulélé, piano et boucles de voix, aux intonation pop et colorées, Arbas est un duo de cousins facétieux, ébouriffants et poètes qui explore les genres musicaux, jongle entre textes oniriques, pop, new wave et musique vocale, saisit les corps et les fait danser, vibrer.» Je n’aurais pas dit mieux pour présenter ce groupe !
Ils sont parisiens et toulousains. Lauriane écrit des textes poétiques et sonores ; et accompagnée d’Harold, ils composent des ballades légères ou des créations envoûtantes.
Le groupe se démarque en été 2014, lorsque le Festival des Voisins de Barat leur propose d’assurer au pied levé la 1ère partie du groupe Orlando. Première étincelle d’un projet musical commun à l’éclectisme captivant. Par la suite, Orlando les rappelle et c’est sur la scène de la Manufacture Chanson, début 2015, qu’ils font leurs débuts officiels. Très vite contactés par Google pour promouvoir Les Heures Magiques, Arbas se retrouve dans la foulée sur les planches de la Cigale dans le cadre du concours Talents Aiguilles 2.
Depuis, entre concerts à Paris et tournées sur Toulouse, le duo a été sollicité pour la création musicale de la pièce de théâtre Ante & Post Mortem d’Ariane Eolac, et entrera très prochainement en studio pour enregistrer son EP.
J’ai rapidement été séduit par ce groupe et son style, à la fois sensible et énergique, et c’est avec grand plaisir que je vous présente le clip de leur chanson Les Rêveuses de Jour suivi d’une petite interview !

 

AVCM – Bonjour ! Pour commencer, pourriez-vous me présenter la chanson, ainsi que son titre ? 

Harold : Les Rêveuses de Jour, c’est un chanson pour tous les rêveurs, pour tous ceux qui consciemment ou non s’échappent un instant du monde qui les entoure pour aller voyager, pour ceux que l’on retrouve immobiles aumilieu de nul part les yeux et le sourire aux lèvres.
Lauriane : Elle parle de ces moments où on a la tête dans les nuages, comme on dit ! C’est souvent quelque chose que l’on reproche : « Oh, celle-ci, toujours en train de rêvasser… » Pourtant, rêvasser c’est merveilleux ! C’est même indispensable, voire inévitable (pour moi en tout cas). Quant au titre, Les Rêveuses de Jour…le féminin vient sans doute d’une simple identification. Ou peut-être est-ce une révolution linguistique : pour une fois le féminin l’emporte sur le masculin au pluriel…! À méditer…les yeux grands ouverts…

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AVCM – Maintenant pourriez-vous présenter le clip de la chanson ? On y retrouve un univers assez enfantin, mais aussi des références aux effets-spéciaux du cinéma. Esthétiquement c’est génial !

Lauriane: Quand on a commencé à réfléchir à un clip pour ‘Les Rêveuses’, on a tout de suite pensé en terme de couleurs : on voulait qu’il soit éclatant et gai, léger. On en a beaucoup parlé avec Louise, la réalisatrice, et elle a vraiment partagé cette envie de couleurs vives, de poésie aussi.
Harold : Le clip, c’est un peu comme notre rêve éveillé à nous. Pendant les réunions avec Louise, on disait en divaguant qu’on voulait surfer sur des tortues, chevaucher des dragons, voler en montgolfière… On laissait libre cours à notre imagination… Et puis Louise a gardé toutes ces idées !
Quand aux effets-spéciaux, plus exactement on s’est inspiré de l’univers de Michel Gondry et son concept de « suédé » du film Be King Rewind.

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Lauriane : Tu utilises le terme « enfantin » et quelque part c’est vrai, mais peut-être qu’on utilise ce terme trop facilement. L’univers du clip est naïf et « libre » et cette naïveté, cette liberté d’imagination sans borne est souvent associée aux enfants… Pourtant ils n’en ont pas l’exclusivité !
C’est pour cela aussi qu’on a voulu utiliser le suédé. L’idée de cette technique est de tourner des séquences de film connus avec ce que tu as sous le coude : carton, bouteilles en plastique, vieux bouts de ficelle… On s’est appuyés sur ce principe sauf qu’on est partis du texte des Rêveuses de Jour et de nos sensations, de notre quotidien de rêveurs. Ça nous a donné une liberté immense dans la création. Quelque part, notre imaginaire n’avait pas de limites. Par exemple, dès le début, j’ai insisté pour avoir un poney, et bien quelques bouts de carton, de la peinture, de la ficelle et hop : je l’ai eue ma belle monture tant désirée !

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AVCM – Concernant ces fameux décors et accessoires faits mains : les avez-vous fait vous même ?

Lauriane : Non, ils ont été fabriqués par les étudiants de l’école de cinéma 3IS avec lesquels nous avons travaillé. Si je ne me trompe pas cela leur a pris plusieurs semaines en amont du tournage. On aurait adoré participer davantage à la confection mais le temps nous manquait… Ceci dit on a pu mettre un peu la main à la pâte : on a peint et décoré le bateau ! On a vraiment été impressionnés par leur travail, par leur investissement et leur créativité.

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AVCM – Le film est d’une telle simplicité étonnante…vous avez (volontairement) évité d’employer les effets-spéciaux de superproduction (je suis admiratif de ce choix). Mais combien de personnes ont travaillé sur ce clip ?

Harold : Beaucoup ! Comme Lauriane te le disait, nous avons travaillé avec des étudiants en cinéma. Le tournage faisait partie de leur projet de fin d’étude. À l’origine Louise devait s’entourer d’une équipe plutôt restreinte : 3 étudiants maximum. Mais petit à petit d’autres élèves se sont intéressés au projet ! En fin de compte l’équipe technique regroupait près de 30 personnes, entre la déco, les accessoiristes et l’équipe de tournage. Nous avons aussi fait appel à des figurants pour jouer les ‘hommes en noir’ que l’on aperçoit à de nombreuses reprises. Ils ont été sacrément vaillants : faire la tortue pendant près d’une heure sous la chaleur des projecteurs est loin d’être facile…

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AVCM – Ce clip, en combien de temps l’avez-vous réalisé et où l’avez-vous tourné ?

Harold : On a tourné assez vite, en deux jours ! Sur le campus des 3is.
Lauriane : Oui, tous les plans en intérieur ont été tournés dans les locaux de l’école. Nous avions accès à deux grands studios, qui ont chacun été séparés en deux pour leur permettre de pré-installer les quatre décors et donner une certaine fluidité au tournage. Pour ce qui est des plans extérieurs, ils ont été tournés à proximité de l’école, dans un parc où Louise et son équipe avaient préalablement fait des repérages.
Harold : C’est cette organisation qui nous a justement permis de tourner en si peu de temps… Et le temps clément aussi !

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AVCM – Pouvez-vous faire une analyse du refrain (aussi simple que le film) ?

Lauriane : La simplicité du refrain rappelle cette naïveté, cette liberté dont nous parlions plus tôt. Pour moi, c’est vraiment l’idée de s’évader à tout instant et en tout lieu, spontanément. Dernièrement, on m’a aussi fait remarquer que « s’envoyer en l’air les yeux grands ouverts » avait une connotation charnelle. J’aime bien cette idée de double lecture. Et puis quelque part, quelle que soit l’interprétation que l’on puisse faire, les deux se rejoignent : la première est une libération de l’esprit et l’autre du corps. On revient encore à cette liberté : la liberté de rêver en plein jour, quelle que soit la nature de nos rêves.
Harold : C’est vraiment une ode à la rêverie !

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Si vous voulez en savoir plus sur ce groupe, n’hésitez pas à les suivre sur leur Facebook et leur site web, ainsi que sur SoundCloud pour découvrir leurs autres chansons !  😉
De plus, Ricard S.A. Live Music, qui a pour but de faire connaître des artistes en développement via des concerts, organise un prix, « Le Prix Ricard S.A Live Music », pour élire le meilleur artiste ou meilleur groupe, qui se verra offrir une opportunité de se faire connaître à plus grande échelle ! Je vous propose donc de voter pour Arbas si, comme moi, vous avez apprécié leur titre Les Rêveuses d’un Jour ! Pour voter, cliquez vite sur le lien suivant : https://www.ricardsa-livemusic.com/le-prix-2017/candidat/arbas/ !
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