[PROJET] « Atomic Ed » de Nicolas Hugon

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Au XXième siècle, le cinéma de genre, et en l’occurence, le cinéma fantastique, ne sont plus très présents : nous laissons les grosses productions américains s’en charger, en sachant qu’ils auront le budget et les effets spéciaux pour, et surtout, le casting qu’il faut !
Mais un réalisateur tente aujourd’hui d’en faire l’expérience : il s’agit de Nicolas Hugon, et de son projet en crowdfunding Atomic Ed, que j’ai le plaisir de vous présenter aujourd’hui !
La première étape du budget a été atteinte avec succès ! Focus sur ce projet ambitieux, prometteur, et surtout personnel ; dont le tournage est prévu pour 2017 !

 

Synopsis :
Dans une banlieue résidentielle française d’apparence banale, Ed et son ami Gus tompent l’ennui entre entre jeux-vidéos et films de série B. Ed s’adonne également au bricolage et aux arts martiaux… Seules les brimades à répétition de Mark et sa bande viennent parturber la paisibilité de leur quotidien.
Au milieu : la petite amie de Mark qui n’apprécie guère les humiliations que subissent Ed et Gus. Un intérêt inattendu qui ne manquera pas de charmer Ed.
Rien ne semble pouvoir perturber cet ordre établi jusqu’à ce qu’un mal inconnu s’abatte sur la ville. Ed y verra l’occasion de prendre ses responsabilités et d’user enfin de ses talents.

 

La genèse du projet
Le projet émerge en 2011 lorsque deux passionnées de cinéma de genre, Nicolas Hugon (réalisateur, co-scénariste) et Cyril Delouche (scénariste), décident de mettre en commun cet amour. Atomic Ed naît alors de cet union rendant hommage aux univers des série B, à savoir leur nature fantastique et horrifique. Mais il s’agit également d’un hommage aux quartiers de leur enfance, une zone pavillonnaire en région parisienne.
Le film prend d’abord un format long-métrage. En 2016, après plusieurs années de maturation, les réalisateurs livrent finalement les bases d’un format court d’environs 18 minutes prêts à être tournés.
Le teaser réalisé en avril dernier dévoile le casting et l’ambience du film. On y découvre une banlieue fantasmée, dans laquelle le réel semble décalé de quelques degrés seulement. L’imminence du péril y est oppressante. Sur fond de drame adolescent, Atomic Ed entraîne à la fois dans un monde familier et étrange qui tient autant du comics que du film d’auteur.
VISUEL ED RUSH (3).jpgLe héros, Ed, incarné par Oscar Lesage !
Pour en savoir un peu plus sur le projet et son évolution, Nicolas Hugon a accepté de répondre à quelques questions.
AVCM : Bonjour Nicolas ! Quand je lis le synopsis et l’histoire de votre rencontre, entre Cyril Delouche et toi, j’ai la forte impression que le film sera en partie autobiographique, mélangé à vos rêves de superhéros de comics, ai-je raison ?
N. : En effet, même si ce n’était pas spécialement voulu au départ, il nous a semblé intéressant d’injecter un peu de nous même dans l’histoire et les personnages.
Bien sûr, ça reste de la fiction pure et dure, d’ailleurs ni Cyril ni moi ne sommes vraiment amateurs de comics, nos super héros de prédilection appartiennent plutôt à la culture japonaise…
Je n’irais donc pas jusqu’à parler de film autobiographique, mais en piochant dans nos souvenirs et dans nos vécus respectifs, nous souhaitons apporter une crédibilité aux personnages et aux situations auxquelles ils sont confrontés
AVCM : Peux-tu donc nous parler de ta rencontre avec Cyril Delouche, et de votre première ébauche d’un tel projet ?
N. : Avec Cyril, c’est une longue histoire d’amitié qui dépasse largement le cadre cinématographique.
Nous nous connaissons depuis le lycée et partageons le même amour pour les univers étranges et décallés.
Cyril est le littéraire alors que mon truc à moi, c’est plutôt l’aspect visuel et la mise en scène.
C’est donc lui le scénariste principal et le dialoguiste de Atomic Ed. Moi, je dirais que je canalise, je lui donne des indications, des avis sur des éléments qui me dérangent. On discute énormément, et au final on parvient toujours à obtenir quelque chose qui nous convient à tous les deux.
La première ébauche date de 2012 je crois. Nous avons écrit au départ un scénario de long-métrage!
Le processus a pris environ deux ans, mais face à la difficulté de produire un tel projet, nous avons décidé de nous concentrer, dans un premier temps sur une version courte de l’histoire écrite au départ.
AVCM :  Et par conséquent, vous avez donc tous deux pu inclure des éléments personnels qui vous tiennent à cœur dans l’intrigue ?
N. : Comme je le disais plus tôt, il y a un peu de nous deux, de notre jeunesse en banlieue parisienne, de nos influences cinématographiques, de nos phantasmes.., en faire la liste là, maintenant serait un peu trop fastidieux, d’autant plus qu’on ne le fait pas forcément de manière consciente sur le coup…
AVCM :  Des difficultés lors de la rédaction du scénario à deux ?
N. : Ce n’est que tu plaisir à bosser avec Cyril !
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Ci-dessus, le personnage Mark (incarné par Pierre Derenne) !
AVCM : La première ébauche date donc de 2012…Combien de versions ont vues le jour avant d’aboutir à celle-ci ?
N. : Énormément!
Pour la version longue, je ne saurais même pas te le dire tellement il y en a eu… Pour la version courte, nous en sommes à la v9.
AVCM : Tu proposes une manière de filmer et une ambience assez intéressante, oppressante, mais captivante, effreyante mais attirante (paradoxalement repoussante pour la violence qui émerge des images). Comment as-tu travaillé sur le plan esthétique du film ? As-tu des inspirations d’univers ? Des références qui t’ont mené à faire des choix (et cette question s’adresse aussi à l’intrigue) ?
N. : À la base, quand le film devait être un long métrage, l’ambiance était très légère, « campy », très proche des teen movies américain genre The Faculty (1998) de Robert Rodriguez.
Et puis, nous avons décidé d’orienter l’univers vers quelque chose de plus sombre, tout en restant fun, et surtout de plus « français ». En effet, la première mouture était trop proche de ce qui se fait aux États Unis (nous voulions d’ailleurs tourner le film en anglais).
Nous avons donc décider de ré contextualiser notre histoire dans une banlieue française mixée à notre imaginaire pour en faire quelque chose d’inédit.
Nous avons tourné le teaser en une seule journée avec un micro-budget mais une équipe au top qui a su comprendre l’univers et le rendre cohérent, que ce soit au niveau des décors, du stylisme, de la lumière, des attitudes des comédiens…
Je ne voulais rien dévoiler de l’histoire mais juste présenter un univers, une galerie de personnages et faire ressentir une menace qui plane au dessus de tout ce petit monde sans qu’on puisse en identifier la nature.
visuel-julia-3Ci-dessus, l’héroïne féminime Julia (interprétée par Daniela Oro) !
AVCM : Il est dit que vous expérimentez de nouveaux modes de narration. Peux-tu en parler en quelques mots ?
N. : Je ne pense pas qu’on soit très innovant sur le scénario en lui même, nous avons juste choisi une structure quelque peu éclatée…
AVCM :  Pour parler un peu de toi, quel est ton film préféré parmi les nombreuses séries B qui se sont faites connaître ? Et peux-tu expliquer ce qu’est une série B ?
N. : Le terme série B est aujourd’hui un peu flou. Pour ma part, je considère que le terme désigne un cinéma qui « marche en dehors des clous ».
Je citerais Bad Taste (1987) et Braindead (1992) de Peter Jackson, Massacre à la tronçonneuse (1974) de Tobe Hooper, Les Griffes de la nuit (1984) de Wes Craven ou Robocop (1987) de Paul Verhoeven, que des grands classiques en fait.
AVCM :  Pour en revenir à la série B en général, et conclure, vous avez précisé que le film avait besoin d’un quart du budget pour commencer à être tourné soit 9000 €, et ce dans une limite de 40 jours. Ce budget a largement été atteint avec 9230 €. Cela semble rassurant alors que peu de film de genre français sont sorties ces dernières années. Crois-tu au retour du succès made in France ?
N. : En fait, la somme que nous avons réussi à réunir grâce à la campagne de crowdfunding (merci encore à tous les participants) ne nous permet pas aujourd’hui de tourner le film dans de bonnes conditions.
Mais c’est une jolie mise de départ qui va nous permettre de commencer la préparation de Atomic Ed en attendant d’autres sources de financement (la Casquette Productions qui produit le film avance à grand pas sur cet aspect…).
Quoi qu’il en soit, cette campagne de crowdfunding nous a permis de « prendre la température » et de nous rendre compte qu’il y a un public pour ce genre de cinéma.
Beaucoup d’autres projets, courts et longs sont actuellement en préparation et je suis persuadé que nous sommes à l’aube du renouveau du cinéma de genre français !
Affiche atomic ed ulule.jpgAffiche provisoire du film !
Citations :
– « L’évidence de faire un film de genre s’est imposé à nous dès le début du processus car nous partagions depuis des années la même passion pour ce courant cinématographique. Outre le fait que nous maîtrisions les codes, c’était avant tout un choix de cœur. Signe des temps et peut-être marque de notre génération, ce sont les univers délirants, si différents et pourtant si proche de notre quotidien, que j’explore avec passion depuis ma tendre enfance (feu la caméra H18 de mon père, destinée aux films de familles et détournée par mes soins pour réaliser des films d’horreur dans mon jardin, avec mes amis et voisins ; j’avais alors 12 ans). » – Nicolas Hugon, réalisateurs
– « Nicolas et moi-même nous connaissons depuis l’enfance, j’ai toujours soutenu les films de Nicolas, lui donnant un soutien technique et logistique. Nous apprécions le même cinéma et sommes animés depuis toujours par le volonté de produire des films. Ensemble, nous avons évolués dans nos métiers du cinéma, jusqu’à la création d’un société en 2011, « La Casquette Productions ».  Atomic Ed est l’aboutissement de ces nombreuses années de travail en commun. » – Mathieu Lesueur, producteur
Filmographie de Nicolas Hugon :
Courts-métrages :
– 2005 : Le DONDIN (4 minutes)
– 2009 : Game of the dead (La Casquette Productions, 9 minutes)
– 2012 : Seul à seul (La Casquette Productions, 22 minutes)
Clips :
– 2011 : L’Anmou idéal – Thierry Cham (Faeria Productions / Sony Music)
– 2013 : Plus là – Helmut Fritz (La Casquette Productions / Sony Music)
– 2014 : Melle Rose – Le Larron (La Casquette Productions / Milk Music)
Pour en savoir plus en attendant la sortie du film, cliquez sur l’un des liens ci-dessous, pour retrouver la bande-annonce du projet, et des informations complémentaires. Vous pouvez également suivre la page Facebook du film pour suivre l’actulité !
Le teaser : https://vimeo.com/170010434
Le making-of : https://vimeo.com/172758970

La video de presentation : https://vimeo.com/170131376
Page Ulule : https://fr.ulule.com/atomic-ed/

 

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